Apprentissage stoïcien pour la nouvelle année

Apprentissage stoïcien pour la nouvelle année

C’est très bientôt la nouvelle année. Et comme beaucoup, je me projette à l’année prochaine, et me demande ce que j’attends de moi-même. Alors j’aimerais partager avec vous mes réflexions sur le sujet de mes envies de développement dans le stoïcisme.

On appelle ça des résolutions, ou des objectifs. Dans le cadre du stoïcisme, j’appellerai ça un apprentissage. Car tous les jours, on apprend à mieux vivre, à développer sa manière de réagir, de juger, de penser, de désirer.

Il y a trois points que je voudrais développer dans mon apprentissage l’année prochaine.

1. Attention à soi (Discipline de l’assentiment)

C’est l’exercice fondamental dans le stoïcisme, sans lequel aucun changement n’est possible. L’exercice consiste à se rendre compte de ses pensées, de ce qui traverse l’esprit, et de donner à ces pensées notre assentiment ou pas. Plus nous développons cette connaissance de ce qui se passe en nous, plus nous pouvons être maître de ce qui se passe en nous.

L’année prochaine, l’apprentissage sera de pouvoir se rendre compte plus souvent de ses mauvaises pensées qui rendent inquiet et triste, et de ne pas les laisser s’installer. À chaque fois que ces pensées surgiront, il faudra rire de soi et se dire : « Ah, encore ces pensées ? Que tu es bête parfois. »

2. Attention aux autres (Discipline de l’action)

Le stoïcisme donne un grand intérêt à nos actions à l’égard des autres. Il pousse au courage et à la justice. Il pousse à agir pour le bien de notre communauté, qui peut être aussi grande qu’on le souhaite.

Nous pouvons essayer d’agir pour aider les autres à mieux se porter. Et si ce n’est pas directement, cela peut être simplement en montrant l’exemple dans notre propre comportement, ou en montrant davantage d’attention à leurs soucis.

L’année prochaine, l’apprentissage sera de pouvoir être plus à l’écoute des autres et de ce qu’ils ont à dire. Au lieu d’essayer d’être Sénèque, essayer plutôt de comprendre Lucilius.

3. Amor Fati (Discipline du désir)

L’Amor Fati, qui veut dire l’amour du destin, est une formule de Nietzsche qui décrit bien le sentiment stoïcien d’accepter le sort sur lequel nous n’avons aucun contrôle. Non seulement accepter, mais même d’aimer ce destin qui est le nôtre. Quand il est bon et quand il est mauvais.

L’année prochaine, l’apprentissage sera de pouvoir davantage accepter les aléas de la vie, d’approcher les difficultés avec sérénité. Et d’essayer davantage de sortir marcher dans la nature, et simplement apprécier la beauté du monde qui vit en même temps que nous.

Trois points d’apprentissage. Chacun d’entre eux a besoin d’un investissement de tous les jours. Et chacun d’entre eux est essentiel, et peut apporter de véritables bienfaits.

Je vous souhaite à tous une joyeuse année. Qu’elle soit pleine de bonnes choses, si le sort le permet.

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