Être capitaine de son navire

Être capitaine de son navire

Nous nous sommes tous déjà sentis très faibles lorsqu’après une mauvaise journée, nous nous sommes tournés vers la nourriture pour soulager notre mal-être. Manger gras ou sucré, pour soulager son stress, est une solution à laquelle nous avons tous eu recours, et pour la plupart d’entre nous, ce n’est jamais une solution dont nous sommes fiers. Nous nous sentons faibles, vulnérables, incapables de nous contrôler. Déjà que nous n’avons pas réussi à gérer la mauvaise journée, alors en plus nous la finissons en faisant encore plus de mal à notre corps en mangeant n’importe quoi et en ne sachant pas gérer notre esprit.

Nous pouvons tout de même être indulgents avec nous-mêmes. Nous ne pouvons pas toujours être en contrôle de tout, et parfois nous faisons des erreurs. Ce n’est pas grave, quand parfois nous ne sommes pas à la hauteur de ce que nous imaginons pour nous-mêmes.

Le problème est lorsque nous ne le sommes jamais. Lorsque nous n’arrivons jamais à nous contrôler. Lorsque nos peurs et nos échecs ont toujours raison de notre contrôle sur nous-mêmes et du bien que nous voulons pour nous-mêmes. À ce moment-là, nous avons raison de nous sentir très faibles, car nous le sommes vraiment.

Ce n’est plus le capitaine qui pilote son bateau et navigue vers sa destination, mais n’importe quel vent qui emmène le bateau dans sa direction, au risque de s’échouer. Et qui veut être à la merci du vent ? Parfois nous sommes le capitaine qui a lâché la barre de son bateau, nous voyons le bateau s’échouer, et nous ne faisons rien. Nous nous sentons vulnérables parce que nous nous sommes laissés être vulnérables.

Nous nous sommes habitués à nous laisser avoir par nos émotions, à réagir à la peur, et à être sous le contrôle des événements qui nous arrivent. Certains trouvent qu’être l’esclave de ses émotions est normal, car ils n’ont jamais connu la liberté. Pourtant ce n’est qu’une habitude que nous avons développé. Et il est possible de développer d’autres habitudes.

Être le capitaine de son navire veut dire savoir naviguer avec les vents. Personne ne contrôle le vent, mais le capitaine sait comment bien l’affronter et en tirer avantage. Se laisser passivement emporter n’est jamais une bonne solution. La bonne habitude à développer est de faire appel à la raison à chaque fois que l’émotion vient nous faire du mal. L’émotion est plus forte que la raison, mais à force de répétition, la raison devient plus habituelle que l’émotion.

Peut-être qu’aujourd’hui nous sommes encore incapables de bien gérer nos émotions face aux événements de tous les jours, et ça nous fait du mal. Mais jusqu’à quand ça continuera à nous faire du mal ? Encore 5 ans ? 10 ou 20 ans ? Jusqu’au jour de notre mort alors ? La vérité est que nous serons les esclaves de nos émotions tant que nous ne nous battrons pas pour notre liberté. Être un bon capitaine de son navire s’apprend, et c’est un travail de tous les jours.

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